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Publié par Michel

SORTIE DES ANCIENS DE L’ASSOCIATION DYNAMIC’CLUB 88 DE BERVILLE SUR SEINE

Pourtant, on avait bien commencé la journée. Départ au petit matin sous le soleil, une fraicheur frôlant les températures négatives – mais nous ne sommes qu’en avril. Puis cette pancarte nous annonçant une prochaine station de péage ; chouette, nous allions en plus être rétribués pour notre engouement pour l’autoroute A28. Désillusion : on exigea une carte de paiement. Je tendis fébrilement la mienne qui fut avalée instantanément. Je n’eus que le temps de retirer mes pauvres doigts avant qu’ils ne subissent le même sort. Je pensais que ma banque refuserait la transaction. Mais je m’aperçus beaucoup plus tard qu’elle aussi avait cédé au chantage. On s’en souviendra de la A28.

Le soleil était déjà haut, et chaud à travers les vitres de l’autobus, ce qui nous fit oublier cet incident. Nous continuâmes notre chemin, les discussions allaient bon train, et bientôt, Jeanneton prit sa faucille, la rirette, la rirette…, les paroles s’envolaient par la vitre ouverte du véhicule qui tanguait et roulait de bâbord à tribord au rythme des notes de la chanson, devant les personnes éberluées et bien audacieuses qui réussissaient à nous dépasser, nous applaudissant chaleureusement comme les membres d’un groupe de chanteurs répétant pendant leur trajet jusqu’à leur prochain spectacle musical spécialement dédié à la jeunesse.

Après avoir longtemps erré dans les collines du Perche à la recherche de la « Michaudière » - la ferme du cheval de trait -, nous eûmes une première agréable surprise à l’arrivée : on nous attendait de pied ferme, sous les traits d’une agréable jeune fille accompagnée de 3 braves et beaux toutous, et qui nous emmena, après les salutations d’usage, vers la table du restaurant aménagé dans l’ancienne porcherie, pour un bien agréable petit déjeuner : croissant, pain beurré et café ou thé, pour les faibles constitutions ; et pour les autres, une bonne assiette de tripes à la mode de Caen, un véritable délice, accompagnée d’un bon coup de cidre ou d’un bon coup de blanc du Languedoc absolument délicieux, et d’une bonne tranche de pâté de campagne que l’on dégusta avec des lueurs de tendresse dans les yeux. Un café final accompagné d’un calva (ou deux, selon…), nous propulsa vers la deuxième épreuve : la promenade dans la campagne en carriole. Je pris les rênes de la première, tirée par un brave percheron bien fougueux ; enfin presque. On défila dans un chemin de terre entre les pommiers et les innombrables poiriers, puis on prit la route. On évita la A28. Un énorme tracteur avec une énorme charrette se présenta devant nous, mais recula bien vite, en faisant le gros dos et le poil hérissé, mais se gara par prudence sur un chemin de terre pour nous laisser passer. Il avait plutôt intérêt.

Au retour, une séance de cinéma nous attendait : un vieux documentaire sur la fabrication des roues de charrette ; de véritables prouesses de nos braves charrons d’autrefois. On ne le ferait plus aujourd’hui.

Puis on passa à table : un pommeau en apéro, une bonne andouillette braisée, ou terrine de saumon à l’oseille, suivi d’un jambon cuit au cidre, purée maison avec un soupçon de noix de muscade – un régal -, sauce au pommeau, trou normand, et pis tout, et pis tout le reste…

Un ti café goutte (ou deux, selon…), pour affronter le spectacle.

On est prêts.

Entre défilés de chevaux de trait de toutes origines, d’attractions à faire pâlir Ben Hur, de prouesses acrobatiques, le tout avec beaucoup d’humour, la présentation de William, fier Shire – le plus grand cheval du monde -, nous ne pouvions qu’être sensibilisés par les paroles du propriétaire de ces lieux, nous relatant l’horrible destin des autres chevaux qui n’ont pas eu la chance d’aboutir à la ferme des chevaux de trait. Ceux qui doutent, qu’ils soutiennent le regard d’un bourrin ; et ils comprendront vite. Eux, ils savent.

Evidemment, nous ne pouvions partir comme ça. Un pot de départ nous encouragea à rejoindre notre autobus. Les images de cette journée bloquèrent toute tentative de retour de Jeanneton avec sa faucille lors de notre trajet. Par contre, nous ne pûmes éviter l’affreux panneau : station péage, malgré les protestations horrifiées de ma carte bleue... Nous nous quittâmes le sourire aux lèvres à l’arrivée, épuisés, mais heureux. Et pour l’année prochaine…, on évitera la A28.

Nota : d’autres photos suivront.

SORTIE DES ANCIENS DU CLUB
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